LOOK WHO'S TALKING
(DE QUOI J'ME MÊLE)
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Comédie
1989. Réalisation: Amy Heckerling. Avec: John Travolta, Kirstie Alley, George Segal et Olympia Dukakis. Scénario: Amy Heckerling. Couleur/1h32.
Mollie (Alley), une comptable new-yorkaise, découvre
qu'elle est enceinte d'Albert (Segal), un homme marié avec qui elle
vivait une relation. Quelques mois plus tard, elle voit Albert la
tromper avec une autre femme, et en peu de temps Mollie commence à
avoir des contractions. Elle hèle un taxi et le chauffeur sympathique,
James (Travolta), la conduit à l'hôpital où il voit ensuite la
naissance du bébé. Désemparée devant la tâche difficile d'être mère
célibataire, Mollie pense avoir trouvé le père parfait lorsqu'elle
réalise que James semble adorer les enfants. Mais parfois il la rend
folle, et elle est déjà très stressée.
Cette comédie à l'humour rafraîchissant a tout pour être un succès: une
interprétation agréable et sincère, des séquences mémorables (telles
que la scène au début où on voit les spermatozoïdes) et une histoire
irrésistible. John Travolta, dont la carrière avait ralenti
considérablement pendant les années 80, est en pleine forme dans le
rôle de James. Kirstie Alley, connue à l'époque pour son rôle principal
dans la série télévisée Cheers,
est superbe. Le bambin en question, Mikey, est tout à fait adorable et
bien dirigé. La mise en scène d'Amy Heckerling déborde de tendresse,
d'observations intelligentes sur la vie de parent et de quelques
répliques d'une étonnante originalité. En fait, Heckerling (qui a
réalisé le mémorable Fast Times at Ridgemont High) a eu l'idée d'écrire le scénario lorsqu'elle était enceinte (et sa fille se nomme Mollie, comme le personnage du film).
Le point fort est le fait qu'on puisse entendre à quoi pense Mikey.
Bruce Willis procure la "voix" adulte du petit garçon et son dialogue
devient le plus hilarant de tout le film. Ce genre de truc aurait pu
tourner au désastre (du genre blagues pipi-caca qu'on voit dans
plusieurs comédies américaines), mais Heckerling garde le cap. Comparé
à Fast Times at Ridgemont High, son projet précédent, le ton de Look Who's Talking demeure innocent et moins explicite.
Il s'agit d'une belle réussite, à la fois énergique et parfois émouvant. À voir.
Affiche du film
Bande-annonce (sur Internet Movie Database)